Grand prématuré : le bilan de la première année de notre fils

Grand prématuré : le bilan de la première année de notre fils

Si vous suivez les articles de notre blog, alors vous savez déjà beaucoup sur notre histoire ! Aujourd’hui on fait le bilan de la première année de notre grand prématuré

On nous l’avez dit avant sa naissance et nous le confirmons aujourd’hui : Avoir un bébé grand prématuré c’est beaucoup de sport !

Le suivi d’un grand prématuré

Ce qui est rassurant quand on a un bébé qui est né prématurément en France, c’est que le suivi est très rigoureux.

En plus des rendez-vous médicaux traditionnels qu’ont les bébés, notre fils est suivit par d’autres spécialistes.

Le but étant de l’accompagner et de nous donner des conseils pour l’aider à bien grandir.

Pourquoi les bébés prématurés sont-ils plus suivit ?

Si nous les avions comptés, je pense que nous avons passé une 20ène d’entretiens rien que la première année.

Entre les vaccins et les rendez-vous pédiatriques, notre fils est suivit par le CAMPS (Centres d’Action Médico-Sociale Précoce).

Nous avons aussi fait le choix de lui prendre des rendez-vous chez l’ostéopathe et le kiné.

Note : Je pense que même qu’à l’avenir si nous avions un enfant né à terme, nous lui prendrions également rendez-vous chez ces deux spécialistes. Ce sont de véritables moments d’écoute et les progrès de votre bébé sont appuyés par de précieux conseils. Le but étant de maximiser son confort et son évolution avec beaucoup d’attention.

Revenons à notre grand prématuré !

Son suivi auprès de pédiatres spécialisés permet de surveiller son développement et de déceler des difficultés.

L’hyper-extension

Lorsqu’un enfant né grand prématuré, il ne finit par son développement dans le ventre de sa mère.

En se privant des derniers mois de grossesse, il se retrouve en couveuse.

Même si les conditions sont excellentes pour mener son combat contre la prématurité, quelques différences sont à noter.

Par exemple, le bébé n’est plus recroquevillé dans le ventre de sa mère.

Cela favorise l’hyper extension.

Par exemple, notre fils a souvent les épaules en arrière, lors de grosses colères c’est pire encore ! Il est prêt à faire le pont !

Cette hyper extension peut le gêner dans ses premiers mouvements (par exemple le retournement dos-ventre).

C’est pourquoi le kiné peut lui montrer comment faire ! Notre fils a d’ailleurs rapidement appliqué la méthode. Une vraie réussite.

Les troubles de l’oralité

Nous ne pensons pas être dans ce cas, mais sait-on jamais.

Notre fils, comme tout grand prématuré a été nourrit par une sonde dans les premiers mois de sa vie.

Cette sonde passe par le nez pour rejoindre son petit estomac.

Les infirmières prenaient soin de la changer de narine quand il fallait la remplacer.

Ce geste n’est pas anodin car cette sonde reste malgré tout gênante.

D’ailleurs, notre fils n’était pas le seul grand prématuré à la retirer de son nez lorsqu’il bougeait.

Elle peut parfois être la cause de troubles de l’oralité.

Bébé peut alors avoir du mal à se nourrir, ou être un peu fâché avec l’idée d’utiliser sa bouche.

C’est un point à surveiller car la découverte leur environnement passe par la bouche.

La tête plate

Plus la prématurité est grande, plus bébé passera de temps en couveuse. Encore une fois, le doux ventre de maman est remplacé par un moelleux boudin.

Sa tête est donc posée sur une surface légèrement plus dure que le ventre de sa mère.

Les infirmières prenaient la aussi le soin de tourner notre fils d’un côté, puis de l’autre a chaque soin.

Cela permettait de ne pas prolonger le maintient de sa tête du même côté pendant trop longtemps.

Le kiné qui suit notre fils a d’ailleurs un instrument pour mesurer cette petite tête plate !

Un retour à la normal

Nous avons constaté que les progrès d’enfants prématurés (notre fils et ses petits camarades qui ont mené le même combat que lui à cette période) sont fulgurants.

Pour le plus grand nombre qui ne connaît pas réellement ce qu’est la prématurité, il est souvent difficile de deviner le parcours de ces petits guerriers.

C’est d’autant plus difficile de l’imaginer car certains symptômes liés à la prématurité disparaissent dès les deux premières années.

Ce que nous avons appris grâce à l’ostéopathe

Les séances chez l’ostéopathe sont une véritable plus-value.

On a tendance à vite oublier les mois de galères à l’hôpital quand on rentre à la maison avec bébé sous le bras.

C’est assez dommage, car comme après chaque combat, un massage fait le plus grand bien.

Un grand prématuré a passé plusieurs mois en couveuse, dans un service assez intense, la réanimation pédiatrique.

Il a connu le bruit des appareils, des soins parfois peu agréables et a du tenir dans une position moins douce que se que pouvait lui proposer maman.

Les visites chez l’osthéo lui ont permis de se détendre.

Plus étonnant encore, il s’était “bloqué” le pied. Je veux dire par là qu’un mouvement avec son pied gauche était moins facile à réaliser. Peut-être avait t-il été mal porté ? En tout cas, il n’a fallu que 5 mins pour adoucir son petit corps.

Ce blog traite principalement de la prématurité mais il ne faut pas oublier que certains accouchements à terme ne sont pas de tout repos.

Bébé subit une réelle épreuve avant de pouvoir pousser son premier cris. C’est pour cela que j’inviterai volontiers les parents à suivre ce conseil : offrez lui au moins un rendez-vous chez un ostéopathe !

Les injections SYNAGIS contre le VRS

Les bébés prématurés sont très vulnérables à la bronchiolite.

C’est pourquoi, nous devions nous rendre à l’hôpital chaque mois pour réaliser une injection de SYNAGIS.

C’est un rendez-vous à ne surtout pas manquer.

Les poumons des bébés prématurés ont parfois eu besoin de corticoïdes pour les faire se développer plus rapidement.

Ils sont donc vulnérables à ce virus saisonnier.

La rigueur des parents

Afin de donner les meilleurs chances à leur bébé pour grandir et s’épanouir, il est nécessaire que les parents soient rigoureux.

Comme je l’ai évoqué plus haut, la sortie de l’hôpital, l’envie de profiter et d’oublier les moments éprouvant ne doivent pas faire baisser la vigilance des parents.

Un bébé, grand prématuré ou non, acquiert une bonne motricité, si ces petits soucis sont vites détectés et corrigés.

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